Guide
1. Quel intérêt ai-je à me syndiquer?

Qui ne cherche pas à améliorer son sort! Eh bien! considérez la syndicalisation comme le mécanisme qui vous permettra justement d’accroître votre qualité de vie. Un syndicat ouvrier permet la mise en commun de ressources pour offrir aux membres des services qui leur seraient autrement inaccessibles.

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2. Suis-je admissible à me syndiquer?

Toute personne pour qui l’employeur verse unsalaire est habilité à se syndiquer. Que vous ayezun statut de salarié à plein temps, à temps partielou surnuméraire, vous pouvez vous prévaloir devotre droit à l’association et à la syndicalisation.

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3. Quand puis-je me syndiquer ou changer de syndicat?

En vertu de l’article 22a du Code du travail duQuébec, un groupe de travailleurs a la possibilité de se syndiquer en tout temps pourvu que le groupe souhaitant se syndiquer n’est pas déjà représenté par un syndicat accrédité.

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4. Je suis déjà syndiqué, mais mon syndicat ne me donne pas satisfaction! Quels sont mes recours?

Il arrive que le syndicat ou la centrale syndicale ne donne pas satisfaction ou ne remplisse pas adéquatement ses obligations en matière de défense des travailleurs. La loi prévoit ainsi des mécanismes permettant aux travailleurs de changer de représentation syndicale.

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5. Suis-je libre d’adhérer ou non?

Oui! En vertu de l’article 13 du Code du travail du Québec, adhérer à une organisation ouvrière est un droit et non une obligation. Il est donc interdit d’user d’intimidation ou de menaces pour convaincre quelqu’un d’adhérer à un syndicat.

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6. S’il est légal de se syndiquer, pourquoi doit-on le faire en cachette ?

En vertu des lois régissant le travail au Québec, tout travailleur a le droit de s’organiser en vue de former un regroupement de travailleurs ou un syndicat. Toutefois, malgré ce droit inconditionnel, l’organisation syndicale continue de se faire souvent dans la quasi-clandestinité. Pourquoi?

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7. Quelle démarche dois-je suivre une fois que j’ai décidé de me syndiquer?

Définition du groupe visé ou de l’unité de négociation appropriée.

  • Vous devez d’abord bien définir le groupe qui sera visé ou qui fera l’objet de l’accréditation syndicale (ex. : tous les salariés au sens du Code du travail ou encore, tous les salariés au sens du Code du travail à l’exception des employés de bureau). Votre conseiller à l’organisation verra à bien définir ce groupe avec vous.
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8. Comment mon employeur réagira-t-il?

Tel que mentionné précédemment, rares sont les employeurs qui acceptent librement de partager leurs profits avec leurs salariés. De plus, la venue d’un syndicat annonce inévitablement la négociation d’un certain partage des pouvoirs ou tout au moins l’établissement de règles pour protéger les travailleurs contre les traitements abusifs et les atteintes à leur dignité (respect).

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9. L’employeur saura-t-il qui a signé des cartes ?

Non! En vertu de l’article 36 du CTQ, nul ne peut connaître l’identité de ceux qui ont signé une carte d’adhésion à une association.

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10. Mes conditions de travail actuelles sont-elles protégées?

En vertu de l’article 59 du CTQ, lorsqu’une requête en accréditation est déposée auprès du ministère du Travail, l’employeur ne peut modifier en tout ou en partie les conditions de travail existantes (sauf ce qui est déjà prévu) de ses employés sans le consentement écrit du syndicat.

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Maintenant, à quels services puis-je m’attendre comme nouveau syndiqué?
SIM Québec œuvre dans le monde des relations de travail ouvrières et dessert les clientèles suivantes qui bénéficient ainsi de judicieux conseils et d’une grande expertise syndicale :
  • Travailleurs de la construction : charpentiers menuisiers, poseurs de systèmes intérieurs, parqueteurs-sableurs, poseurs de revêtement souple, poseur de pilotis, jointeurs
  • Travailleurs forestiers : bûcherons, opérateurs de machinerie de bois, travailleurs de scieries, de moulins de pâtes et papiers ou d’installations de séchage, mesureurs, transporteurs de bois, pompiers forestiers, etc.
  • Travailleurs des métiers connexes aux métiers de la construction : maisons usinées, fabrication de fermes de toit, industrie du revêtement, aménagement paysager, tourbières, fabrication de portes et de fenêtres, vitriers, usines de moulures, professionnels de la construction (architectes, évaluateurs, designers, etc.)
  • Travailleurs du secteur de l’ébénisterie : fabricants de meubles, d'armoires de cuisine, d'armoires commerciales, etc.
  • Travailleurs du secteur de l’alimentation et de la vente de détail : caissiers, bouchers, employés de transformation des poissons et des fruits de mer, préposés à la manutention, préposés au transport, etc.
  • Travailleurs du monde de l’automobile : mécaniciens, électriciens, préposés à l’entretien, carrossiers, magasiniers, vendeurs d’automobiles, etc.
  • Travailleurs œuvrant dans le secteur de la machinerie lourde : mécaniciens, électriciens, carrossiers, magasiniers, etc.
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En quelles circonstances le fonds de défense professionnelle peut-il me venir en aide?

Le Fonds de défense professionnelle du SIM Québec est une caisse constituée aux fins suivantes :

  • aider financièrement des travailleuses et des travailleurs membres du SIM Québec – ou en voie d’être syndiqués par SIM Québec – qui sont victimes de congédiement ou de suspension pour activités syndicales dans le cadre du processus de syndicalisation, du processus de consolidation, d’une grève ou d’un lock-out ou encore de moyens de pression syndicaux. Le fonds vise également à venir en aide aux victimes de mesures disciplinaires consécutivesà l’exercice de leurs fonctions syndicales, des mesures ayant pour conséquence de réduire leur rémunération;
  • aider également l’organisation syndicale de ces travailleuses et travailleurs membres du SIM Québec (affiliée au CRQ) dont les activités sont perturbées par une grève ou un lock-out
  • payer les frais et les honoraires engagés dans le cadre de procédures judiciaires intentées suivant le déclenchement d’une grève ou le décret d’un lock-out ou de poursuites judiciaires consécutives à des congédiements ou des suspensions pour activités syndicales
  • prêter assistance aux organisations syndicales de travailleuses et de travailleurs – affiliées au CRQ ou en voie d’être syndiquées par le CRQ – qui sont confrontées à des difficultés professionnelles exceptionnelles ayant une portée d’intérêt général pour l’ensemble des membres.
 


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